Petite histoire des sextoys à travers le temps

Les représentations physiques du phallus existent depuis extrêmement longtemps. Que ce soit pour la mode, la décoration, les croyances mystiques ou pour le plaisir, les godes font partie de l’histoire humaine. Jetons donc un coup d’œil sur les godes au travers du temps

Le premier gode

Le premier gode connu retrouvé date du Paléolithique. Sculpté dans la siltite et poli, le débat fait rage autour de son but originel, pour le rituel religieux ou le plaisir personnel ? N’en demeure que les godemichets faits de pierre ou d’os sculptés ont été découverts parmi les objets usuels comme les peignes et les aiguilles à coudre.

Chez les grecs, les adorateurs de de Dionysos, dieu du vin et de la fertilité faisaient des défilés de fertilité conjugale, à la fin de la procession une fille venait couronner la représentation d’un phallus d’une couronne de fleurs.

Les sextoys chez les romains et les grecs

Nous savons aussi que les Romains et les Grecs, hommes et femmes, utilisaient les godes pour le plaisir. Dans la comédie d’Aristophane, les femmes discutent de l’utilisation et du partage de godemichés tout en refusant d’avoir des rapports sexuels avec leurs partenaires dans le but d’arrêter la guerre.

On pense également que les Romains ont inventé les doubles godes pour certaines cérémonies. Les Grecs sont à l’origine de la première utilisation du cuir ou de boyau d’animal pour recouvrir un pénis sculpté.

Cleopâtre la reine des sex-toys ?

Il y a une rumeur historique amusante qui raconte que c’est la légendaire séductrice Cléopâtre qui a inventé le premier vibrom. Plutôt que d’être taillé dans le bois ou la roche, celui-ci consistait en une gourde creusée et remplie d’abeilles ! Si cela est exact, cela pourrait faire de Cléopâtre la plus grande ouf de tous les temps ^^. Bien que l’anecdote sur les abeilles soient à retenir pour le fun, il est plus probable que Cléopâtre ait utilisé les mêmes godes en bois ou en pierre laqués que les autres femmes de son époque. Il y a même des traces de Jules César donnant à Cléopâtre une « sculpture » de pénis finement taillée et incrustée d’or. On ne saura probablement jamais si elle l’a essayé… on va dire que oui !

Et les chinois dans tout ça ?

Les Chinois étaient également considérés comme de grands innovateurs dans le domaine de la masturbation féminine. À l’époque, les Chinois fortunés avaient trop de concubines pour qu’ils puissent les satisfaire toutes. D’anciens godes chinois anciens coulés dans le bronze ont d’ailleurs été découverts. Certains d’entre eux étaient creux et permettaient au liquide d’être libéré au bon moment. Ingénieux !

Partons du coté de l’Inde et de la Perse

En Inde et en Perse, les vierges étaient recherchées et pourtant injuriées. On penserait que le peuple qui nous a offert le « Kama Sutra » serait un peu plus positif en ce qui concerne la sexualité. Le sang de l’hymen était considéré comme impur et pire, évité par les nouveaux maris. Par conséquent, le chef religieux local se serait présenté la nuit de noces et aurait utilisé un gros godemiché en pierre afin de briser l’hymen. Parfois, cela se faisait dans le centre ville, soit pour célébrer, soit pour confirmer la virginité de la mariée. Dans le conte des « Mille et une nuits arabes », les godemichets sont décrits comme étant conçus dans de l’or et de l’argent, et d’ivoire finement sculptée et sertie.

L’utilisation des godes est restée plus ou moins la même pendant une longue période de l’histoire du monde. Certaines cultures n’ont pas du tout créé de godes, préférant les produits végétaux comme les courges, les bananes plantains ou les bananes bien vertes. A la Renaissance, les godes étaient appréciés pour leurs qualités esthétiques.

Les sextoys au XXe siècle

Au début du XXe siècle alors que la technologie et le progrès avançaient, de nouveaux matériaux ont été intégrés dans la fabrication des godemichets. Pendant un moment, le caoutchouc fut le matériau le plus utilisé. Puis est arrivée l’électricité.

On croyait à une certaine époque que les « troubles féminins », qui allaient des maux de tête à la fatigue, à l’irritabilité et à la dépression, pouvaient être résolus par…. un orgasme. L’hystérie était considérée essentiellement comme un « problème utérin ».

Le vibromasseur fut le cinquième appareil électrique disponible à la vente ! Après la bouilloire à eau, le grille-pain, la machine à coudre et le ventilateur. Il était alors considéré comme un accessoire féminin ni plus ni moins et qui pouvait aider les femmes psychologiquement.

On arrête pas le progrès ! ^^

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